À sa mort à Amsterdam en 1717, cette femme de sciences qui était aussi une artiste était connue dans toute l’Europe, comptant même parmi ses admirateurs le tsar Pierre le Grand. Rien ne laissait donc présager l’oubli qu’allait bientôt lui réserver la postérité, et en particulier le 19e siècle.
Enregistré dans la galerie de l’évolution du Muséum d’histoire naturelle de Lille, ce podcast réunit un collectif d’enseignantes de lettres classiques autour d’une planche de la Metamorphosis Insectorum Surinamensium, publiée à Amsterdam en 1705. Soixante planches, chacune accompagnée de son texte en néerlandais et en latin, un choix de l’autrice pour être lue plus largement.
Il est tout entier tellement beau qu’aucune plume ne saurait le décrire, ni aucun pinceau imiter sa grâce.
Maria Sibylla Merian
L’épisode ne s’arrête pas au papillon. Une autre planche décrit la fleur du paon, dont les Amérindiennes réduites en servage employaient les graines pour ne pas mettre au monde des enfants promis à leur propre sort. Merian y rapporte leur parole. Le podcast se referme sur d’autres figures effacées : Jeanne Baret, embarquée déguisée en valet sur l’expédition de Bougainville, à qui l’on a longtemps refusé d’avoir su étiqueter en latin les milliers de spécimens qu’elle expédia en France.
Invités :
- Océane Puche, professeure certifiée de lettres classiques, lycée Saint-Jean de Douai, académie de Lille.
- Séverine Clément-Tarantino, maîtresse de conférences en langue et littérature latines, Université de Lille, faculté des Humanités, UMR 8164 HALMA.
- Clémence Coget, professeure agrégée de lettres classiques, lycée Raymond Queneau de Villeneuve-d’Ascq.
- Cécile de Rousiers-Gonçalves, professeure agrégée de lettres classiques, lycée Gambetta de Tourcoing, UMR 8164 HALMA.
- Ont également contribué au dossier : Stéphane Fimbel, professeur de SVT au lycée Gambetta de Tourcoing, José d’Andrea, Sophie Dunalo, Muriel Lecouvez et Vincent Gaveriaux.
Animation, réalisation et publication : Émile Gayoso.
Responsable scientifique : Anca Dan.
Série réalisée avec le soutien de l’École universitaire de recherche Translitteræ.








